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ÉCOLE NATIONALE SUPÉRIEURE DES SCIENCES APPLIQUÉES ET DE TECHNOLOGIE

Témoignages (spécialité Systèmes numériques)

Alexis Celot, promotion 2017

Ingénieur Systèmes Embarqués chez WASAI TECHNOLOGY, New Tapei City, Taïwan

Alexis CelotQuel regard portes-tu sur ton parcours et ta formation reçue à l’Enssat ? Aujourd'hui, en quoi consiste ton métier ?
« Passionné par les techniques numériques depuis longtemps, c'est à la suite d'un BAC STI et de 2 ans en CPGE TSI que j'ai naturellement intégré l'Enssat, une école à taille humaine, où j'ai reçu un enseignement exigeant mais aussi adapté et très riche à travers la spécialité « Systèmes Numériques ». Par ailleurs, la vie associative de l'Enssat ainsi que la région bretonne ont su apporter le cadre adéquat pour s'épanouir à côté des cours.

J'ai partagé mon quotidien avec Lannion au cours de mes deux premières années seulement après quoi j'ai construit mon projet d'études à l'international à Taïwan. Avec le soutien de l'équipe enseignante de l'Enssat, j'ai ainsi pu réaliser ce projet de stage (2 mois) suivi d'un semestre d'échange (5 mois) au sein de la NCTU et de la NTU deux universités réputées en Asie.
J'ai ainsi pu m'essayer à un nouvel environnement de travail. Ce fut une expérience très enrichissante sur le plan humain mais également sur le plan technique puisque j’ai pu me spécialiser dans le domaine de l'électronique embarquée.
Cette expérience m'a permis par la suite de décrocher un stage de fin d'étude (6 mois) au sein de SAFRAN Electronic & Defense pour développer des architectures hardware sur FPGA. Avant même la fin de mon stage j'avais déjà été contacté par plusieurs recruteurs en vue d'une embauche en CDI.
Seulement le goût de l'aventure me manquait et je souhaitais retourner en Asie pour parfaire mon mandarin. Après seulement deux mois de recherches, j'ai eu l'opportunité de signer un CDI au sein d'une start-up Taïwanaise en vue de développer sur FPGA une solution répondant aux problèmes du Big Data.
Je ne pouvais pas espérer une meilleure insertion professionnelle. Après seulement deux mois, j'ai été nommé chef du projet Big Data. Le travail intensif lié à la culture asiatique et  l'environnement start-up me permet d'élargir mes compétences en programmation mais également en gestion de projet et travail d'équipe. Aujourd'hui, mon profil attire  le regard de recruteurs à l'international, montrant ainsi que la formation suivit à l'ENSSAT répond aux besoins des entreprises présentes dans le monde entier. »

Héline Télèphe, promotion 2017

Ingénieur Logiciel Embarqué chez THALES, Brest

Vous avez été admise à l'Enssat, via le Concours sur titre. Peux-tu nous dire, quelle a été ta trajectoire d'avant et quels sont pour vous les atouts d'un cursus en IUT pour réussir à l'Enssat ?
« Suite à mon Bac scientifique spécialité Sciences de l’Ingénieur, je me suis découvert un réel intérêt pour le domaine de l’électronique et de l'informatique embarquée. J'ai donc choisi de poursuivre mes études avec un DUT en Génie Électrique et Informatique Industrielle. Le DUT représentait pour moi la formation qui me permettait d’allier théorie et pratique de façon assez pointue pour pouvoir poursuivre mes études en école d'ingénieurs.

Après l’IUT, j’ai intégré l'Enssat via le concours sur titre. L'Enssat m'a tout de suite intéressée compte tenu de sa formation en électronique et informatique embarquée complète. Venant d’un cursus DUT, j’ai bien apprécié la part importante dédiée aux travaux pratiques ce qui permet d'obtenir un bagage pratique très solide et indispensable pour un ingénieur. De plus, le DUT permet de suivre des cours théoriques complets qui permettent de s’adapter facilement aux cours en école d'ingénieurs. Durant mes années à l'Enssat, j'ai pu développer des compétences en architecture et en conception de systèmes, notamment sous contraintes temps réels, qui sont essentielles dans ma vie professionnelle aujourd’hui.  
Afin de mieux appréhender la vie professionnelle, j'ai souhaité réaliser ma dernière année d’études sous la forme d'un contrat de professionnalisation, une option proposée par l'Enssat qui consiste à travailler 2 jours par semaine sur un projet en entreprise. J'ai effectué ce contrat chez Thalès, ce qui m'a permis d’avoir un pied dans cette grande entreprise et de pouvoir ensuite y obtenir un CDI en tant qu'ingénieur logiciel embarqué dès la fin de mon contrat de professionnalisation.
J'ai la chance de travailler aujourd’hui dans un domaine qui me passionne dans une équipe très enrichissante et l'Enssat m’a été d'une grande aide pour y parvenir. »

Ange Kouamé, promotion 2017

Ingénieur en Machine Learning et Traitement du Signal chez Fludia, Suresnes

Ange KouamePeux-tu nous donner quelques éléments sur les raisons qui t’ont conduit à l'Enssat ? Quels sont les projets que tu as particulièrement appréciés ?
« Après deux ans de classes préparatoires PTSI/PT à Angers, passionné de nouvelles technologies, j’ai décidé d’intégrer une école où je pourrai m’investir à la fois dans les systèmes numériques mais aussi dans le développement logiciel à travers le traitement du signal. J’ai donc choisi l'Enssat parce que la filière Systèmes Numériques correspondait exactement au domaine vers lequel je souhaitais m’orienter pour mon futur métier. De plus, l’école est située dans un petit coin de paradis avec la plage à côté, ce qui est quand même exceptionnel !

J’ai ainsi obtenu mon diplôme d’ingénieur de l'Enssat, spécialité Système Numériques. Les projets qui m’ont le plus marqué sont ceux où se mêlaient à la fois programmation d’algorithmes de traitement du signal et développements embarqués sur cible FPGA, DSP et microcontrôleur. J’ai également beaucoup apprécié les projets en data notamment en Machine Learning.
Je travaille actuellement dans une PME qui propose des solutions innovantes pour les objets connectés à faible consommation, dans les secteurs du Smart Buiding et du Smart Home. J’ai intégré le pôle R&D de l’entreprise qui développe des capteurs intelligents utilisant les technologies de Machine Learning et de Deep Learning. En ce sens, ma formation à l'Enssat où j’ai fait de l’informatique et de l’électronique embarquée, du traitement de signal et l’algorithmique convient parfaitement aux compétences qui me sont aujourd’hui nécessaires dans mon activité professionnelle. »

Guillaume Padiolleau, promotion 2017

Ingénieur en Machine Learning et Traitement du Signal au CEA-CESTA, Le Barp

Guillaume PadiolleauQuels ont été les facteurs qui ont influencé ton choix d’orientation après la prépa ? Peux-tu nous présenter ton parcours et nous dire comment s’est passée l’insertion dans le milieu professionnel ?
« Après une filière MPSI/PSI, je cherchais à m’engager dans une école axée sur la technique et les nouvelles technologies. L'Enssat , m’est apparue comme un choix naturel à travers sa filière Systèmes Numériques qui m’a immédiatement séduit aussi bien pour l’algorithmique, que les systèmes embarqués et le traitement du signal. Évidemment, le cadre magnifique et la vie étudiante bretonne ont très bien su occuper les heures en dehors de la formation !

Durant les deux premières années de mon cycle ingénieur, j’ai pu enrichir mon parcours d’options variées (développement Android, conception de cartes, …). En 3e année, j’ai suivi un semestre Erasmus à l’école ETSETB-TelecomBCN de l’UPC-Tech (Barcelone), une école réputée dans le domaine des technologies de l’information. J’ai ainsi pu parfaire mes connaissances en systèmes de communication notamment sans-fils, et me spécialiser dans le traitement du signal sur la vidéo, l’audio et la parole.
J’ai ensuite effectué mon stage de fin d’étude sur le projet Laser MégaJoule (LMJ) au CEA-CESTA sur des techniques de traitement d’images par réseaux de neurones permettant de s’adapter aux perturbations subies par le signal au sein du laser. Avant la fin de mon stage, je signais mon contrat d’embauche comme ingénieur sur le projet LMJ où j’ai intégré l’équipe en charge de l’intégration d’algorithmes de traitement d’images par deep learning sur des architectures très complexes.
Après une année sur ce poste, je m’engage maintenant vers une thèse en machine learning appliqué à la robotique, toujours au CEA, en collaboration avec des équipes de recherche en neurosciences et sciences cognitives de l’INRIA/LaBRI. La formation pointue et technique de l'Enssat m’a permis d’appréhender sereinement ce domaine que je n’avais qu’effleuré auparavant. Par ailleurs, la formation Enssat est appréciée au sein du CEA puisque nous serons trois anciens élèves issus de trois promotions consécutives en thèse sur le projet LMJ ! »

Léo Luy, promotion 2016

Ingénieur DSP Audio chez NXP, Louvain, Pays-Bas

Peux-tu nous présenter ton parcours depuis l’obtention de ton diplôme d'ingénieur Enssat ? L’insertion dans le milieu professionnel  s’est-elle bien passée ?
« Au cours de mon parcours à l’Enssat, j’ai suivi la formation en systèmes numériques. J’ai ainsi acquis des compétences en traitement de signal, en programmation C et en langage Matlab qui me sont utiles dans mon emploi actuel. Engagé dans le traitement de signal audio depuis mon stage de fin d’études chez INTEL (Sophia-Antipolis), j’ai ensuite été embauché en tant que ingénieur en R&D acoustique chez NXP où je m’intéresse à des problématiques liées à l’audio mobile (smartphones, tablettes et objets connectés/IoT) - domaine où je prends plaisir à évoluer.

L’enseignement suivi à l’Enssat m’a procuré des connaissances générales qui m’ont permis de bien m’intégrer dans ces équipes à forte dominante audio et où les expertises sont vastes – Matlab pour le concept algorithmique, C/C++ pour nos outils de tooling jusqu’à la programmation en C fixed point pour les implémentations des algorithmes sur des plateformes matérielles (hardware).
Ce domaine de niche, présente de nombreux challenges : optimiser les performances brutes des solutions DSP (du harware) et DSP-less (du software & harware) tout en maximisant la qualité des signaux avec les contraintes des applications mobile audio. Les connaissances acquises durant ma formation me permettent d’évoluer, d’apprendre et de monter efficacement en compétence au sein de mon équipe. J’ai la chance de pouvoir monter en compétences sur des techniques pointues dans une équipe et un domaine particulièrement stimulants. »

Mathilde Connan, promotion 2015

Chercheuse en Rehabilitation Robotics and Biomedical à German Aerospace Center (DLR), Munich, Allemagne

Mathilde Connan

Travailler dans le domaine de la robotique après l’Enssat, est-ce possible ? Mathilde peux-tu décrire de ton parcours ?
« Mon projet initial étant de travailler dans la domotique, après la prépa j’ai choisi de suivre la formation de l’Enssat qui offrait un cursus associant  systèmes numériques et informatique. Avec un environnement et une localisation idéale par rapport à ma famille, l’Enssat me permettait de suivre un cursus qui me rapprochait de mon objectif tout en me permettant de suivre une formation suffisamment générale pour pouvoir me réorienter au besoin.

L’Enssat m’a notamment permis de suivre un cursus entrepreneurial dans le domaine de la domotique qui m’a été très instructif. En dernière année, grâce à un programme d’échange, j’ai eu l’opportunité de continuer mes études au  Québec dans une école (UQTR) offrant un cursus en mécatronique qui était très intéressant : une expérience que je referais sans hésitation et que je recommande chaudement !
Après un changement de projet professionnel et suite à mon stage de fin d’études, je travaille dorénavant dans le domaine de la robotique biomédicale et spatiale au centre aérospatial allemand (DLR) de Munich, où je prépare un doctorat Ph.D. Mon projet de recherche consiste à améliorer le contrôle d’une main robotisée pour les personnes amputées à partir de différents capteurs. Nous souhaitons ensuite proposer ce même système aux astronautes afin de, à terme, télé-opérer des robots dans l’espace. Un travail très épanouissant qui me permet de toucher un peu à tout dans un contexte et un environnement exceptionnels. La robotique après l’Enssat, c’est possible ! »