La spécialité Electronique et Informatique Industrielle

Les ingénieurs de la spécialité Électronique et Informatique Industrielle (EII) sont des électroniciens généralistes maîtrisant  les technologies et les méthodologies de conception de systèmes temps réel sur diverses plates-formes matérielles (processeurs, FPGA, ASIC, etc.).

La compétence principale dans le domaine de l'électronique permet à l'ingénieur EII de se situer à l'interface entre la conception d'algorithmes de traitement de l'information multimédia et l'élaboration d'architectures matérielles complexes (à base de processeurs, mémoires, circuits logiques, etc.) qui supporteront ces algorithmes.

La compétence complémentaire fournit une solide formation informatique en programmation, systèmes d'exploitation, réseaux et bases de données.

La spécialité EII a pour objectif de former des ingénieurs ayant une vaste compétence en électronique et particulièrement dans les domaines :

  • de l'ingénierie électronique analogique et numérique ;
  • des méthodologies de spécifications de systèmes industriels et temps réel ;
  • du traitement et de la transmission de l'information.

La formation repose sur de solides bases en l'électronique analogique et numérique et conduit, en troisième année, à aborder des systèmes applicatifs complexes. Elle comprend :

  • le génie électronique : composants et fonctions électroniques, logique et logique programmable, microprocesseurs, circuits intégrés, asservissements, interfaçage ;
  • l'informatique industrielle : architectures à microprocesseurs, méthodologies de systèmes industriels à temps réel ;
  • le traitement et la transmission de l'information : images et son, communications analogiques et numériques sur des réseaux fixes et mobiles,  protocoles ;
  • le génie logiciel : algorithmique et programmation (logique, objet, fonctionnelle), structures de données, algorithmique avancée et distribuée, compilation, conception objet ;
  • les systèmes informatiques et réseaux : systèmes d'exploitation, systèmes répartis, réseaux ;
  • les ouvertures applicatives : systèmes embarqués, conception de systèmes complexes sur puces (SoC pour System On Chip), radiocommunications, reconnaissance de formes.

La formation technologique repose sur une compétence principale en électronique et informatique industrielle (environ 2/3 des enseignements technologiques) et une compétence complémentaire en logiciel, systèmes informatiques et réseaux (environ 1/3 des enseignements technologiques).

La première année débute par un « premier semestre d'adaptation » selon l'origine des étudiants. Les enseignements (en compétence principale et complémentaire, en mathématiques et sciences humaines) constituent le socle fondamental de la formation de l'ingénieur EII.

La deuxième année est consacrée à l'acquisition des techniques avancées de l'ingénieur électronicien principalement dans le domaine de l'électronique numérique et des systèmes temps-réel.

Outre l'orientation vers l'international, la recherche ou le management, la troisième année propose des ouvertures thématiques en :

  • traitement de données multimédia,
  • ingénierie des systèmes embarqués.

Que ce soit la convergence des applications (voix, données, vidéo) ou bien la multiplication des standards de communication (Wi-Fi, UMTS, etc.), les évolutions technologiques récentes  montrent que le métier d'ingénieur électronicien est en constante évolution car il est souvent amené à intégrer des systèmes de plus en plus complexes, embarqués, à contraintes fortes (consommation, capacité, mémoire, etc.) où l'interaction entre matériel et logiciel est de plus en plus forte.

Dans ce contexte, le socle de compétences (en technologie et méthodologie) large et équilibré entre sciences humaines et sciences de l'ingénieur (double compétence) permet à l'ingénieur EII d'être en mesure d'aborder ces mutations technologiques. Sa formation de base l'autorise à exercer ces compétences dans des domaines d'activités très divers, et ainsi de s'adapter facilement à des situations nouvelles et variées. Sa formation complémentaire lui permet d'être rapidemment opérationnel en fonction de l'environnements informatique et réseaux dans lesquels il est amené à travailler.

La pédagogie de la formation EII s'appuie sur

  • des bases fondamentales solides offrant un socle technologique stable ;
  • un savoir-faire fondé sur la pratique (plus d'un tiers des enseignements technologiques sont de type TP et/ou Projets) ;
  • de nombreux intervenants professionnels exerçant au sein de la technopole ;
  • une offre de formation continuellement adaptée et renouvelée ;
  • une ouverture aux technologies de demain (proximité avec le monde de la recherche) ;
  • un matériel pédagogique de haut niveau disponible sur une large plage horaire tout au long de la semaine.

Débouchés

La formation de l'ingénieur EII vise à préparer au mieux les étudiants à leur futur métier d'ingénieur à travers une formation multidisciplinaire solide permettant au jeune ingénieur d'exercer plusieurs métiers au cours de sa vie professionnelle. Sans vouloir être exhaustif, les principaux métiers exercés par l'ingénieur EII se répartissent essentiellement suivant les profils suivants :
Type d'ingénieurs

Il met au point de nouveaux concepts pour la mise en œuvre d'une technologie stratégique. Après validation, il s'assure du transfert de cette technologie vers les unités concernées après avoir déposé les brevets nécessaires à la protection de la propriété industrielle. En complément à son activité de veille technologique, il intervient dans la circulation au sein de l'entreprise de l'information scientifique et technique.

Il définit, étudie, conçoit et valide les prototypes et maquettes d'un matériel électronique, ou d'un système, dans le cadre d'une approche par projets dans le but de préparer à l'industrialisation d'un nouveau produit, ou d'améliorer un produit existant.

Il planifie et organise le travail des différentes équipes intervenant dans le processus de réalisation d'un produit industriel. Il assure la fonction de supervision du processus complet de fabrication.

Métiers

Pour des applications sur mesure, l'ingénieur de développement, souvent intégré à une équipe de projet pluridisciplinaire, assure :

  • la définition des spécifications fonctionnelles d'une application informatique ;
  • le choix des outils et les environnements de développement les mieux adaptés ;
  • la conception d'une architecture logicielle ;
  • la programmation de composants logiciels et leur intégration matérielle, logicielle et système ;
  • la documentation technique destinée aux utilisateurs et leur formation.

De plus en plus, ces métiers ont recours à des solutions existantes et traitent d'intégration de composants et d'interopérabilité des outils.

L'informatique industrielle constitue un domaine applicatif très vaste qui couvre l'ensemble des techniques de conception, d'analyse et de programmation de systèmes basés sur l'interfaçage de l'informatique avec des composants électroniques. Elle comprend principalement :

  • la CAO (Conception assistée par ordinateur) pour concevoir des systèmes complexes ;
  • la FAO (Fabrication assistée par ordinateur) pour programmer et commander les outils de production ;
  • la GPAO (Gestion de production assistée par ordinateur) pour gérer le suivi d'un cycle de production.

L'ingénieur en informatique industrielle a pour mission de concevoir et d'améliorer l'automatisation de systèmes de production. Il élabore des logiciels nécessitant des compétences allant du traitement du signal à l'intelligence artificielle.

L'informatique embarquée constitue un bon exemple d'informatique technologique intégrant :

  • des composants électroniques (composants programmables, contrôleurs, capteurs, etc.) ;
  • des systèmes temps réel ;
  • des réseaux sans fil (Bluetooth, WiFi), mobiles (GSM, UMTS, etc.) ;
  • des logiciels.

L'informatique embarquée est omniprésente : téléphone portable, PDA, GPS, monétique, sans oublier l'automobile. Actuellement, ce marché connaît une forte croissance dans de nombreux domaines d'applications (sécurité, santé, environnement, sécurité alimentaire, fabrication, télécommunications, robotique, etc.).